En bref : Backpack est un guide pratique co-édité par Maddyness et La Petite Étoile qui recense plus de 450 outils et 100 contacts pour les entrepreneurs français. Structuré en 10 chapitres thématiques, il couvre tout le parcours entrepreneurial : financement, networking, coworking, recrutement. Un annuaire indispensable pour naviguer dans l’écosystème startup hexagonal.
L’écosystème startup français peut sembler opaque quand on débute. Entre les incubateurs parisiens, les business angels lyonnais, les espaces de coworking nantais et les concours de pitch marseillais, comment s’y retrouver ? Margaux Derhy, Louis Carle et Étienne Portais ont compilé dans Backpack ce que tout entrepreneur devrait savoir avant de se lancer.
Un projet né de l’écosystème Maddyness
Backpack n’est pas sorti de nulle part. Le guide est co-édité par Maddyness, média de référence sur l’innovation et l’entrepreneuriat en France, et La Petite Étoile, structure d’accompagnement de projets entrepreneuriaux. Cette alliance entre un média qui couvre quotidiennement l’actualité des startups et un acteur terrain de l’accompagnement donne au guide une légitimité particulière.
Les trois auteurs connaissent bien leur sujet. Ils évoluent au quotidien dans cet univers et ont constaté un manque : il n’existait pas de document centralisant toutes les ressources utiles pour un entrepreneur français. Les informations étaient dispersées, souvent obsolètes, et le débutant passait des heures à chercher ce qu’un initié trouvait en quelques minutes.
Le financement du projet illustre d’ailleurs bien l’esprit startup. Édité sans maison d’édition traditionnelle, Backpack a été rendu possible grâce au soutien de partenaires comme le Groupe Mazars, Auguste et Debouzy Avocats, puis Deloitte et Banque Populaire pour les éditions suivantes. Une trentaine de jeunes entreprises ont également contribué, apportant leur témoignage et leur expertise.
Dix chapitres pour couvrir tout le parcours entrepreneurial
La structure de Backpack suit une logique simple : accompagner l’entrepreneur à chaque étape de son projet. Les dix chapitres abordent successivement les outils numériques indispensables, les sources d’information sur l’actualité startup, les opportunités de networking, les rendez-vous professionnels incontournables, le choix du lieu de travail, les formations disponibles, les concours auxquels participer, les options de financement, les solutions de recrutement, et même les loisirs pour décompresser.
Cette approche holistique distingue Backpack des autres guides. Il ne se limite pas à expliquer comment lever des fonds ou rédiger un business plan. Il prend en compte la réalité quotidienne de l’entrepreneur : où travailler quand on n’a pas de bureau, comment rencontrer des pairs, quels événements ne pas manquer. Le guide assume que l’entrepreneuriat est un mode de vie autant qu’une activité professionnelle.
Chaque chapitre propose une sélection d’adresses, d’outils et de contacts vérifiés. En 160 pages, le lecteur accède à plus de 450 outils référencés et plus de 100 contacts directs. C’est dense, peut-être trop pour une lecture linéaire, mais c’est précisément l’intérêt : Backpack fonctionne comme un annuaire qu’on consulte selon ses besoins du moment. Si vous cherchez à valider une idée d’entreprise, le chapitre formations vous orientera vers les bons programmes. Si vous préparez une levée de fonds, le chapitre financement liste les acteurs à contacter.
Une vision nationale de l’écosystème français
L’un des mérites de Backpack est de ne pas se limiter à Paris. Le guide cartographie l’écosystème startup sur l’ensemble du territoire : Nantes, Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux. Chaque région a développé ses propres structures d’accompagnement, ses investisseurs locaux, ses espaces de coworking. Un entrepreneur lillois n’a pas besoin de monter à Paris pour trouver les ressources nécessaires à son projet.
Cette dimension régionale reflète une réalité du terrain. L’écosystème français s’est considérablement décentralisé ces dernières années. Des pôles d’excellence émergent en province, parfois sur des secteurs spécifiques : la fintech à Lyon, la foodtech à Bordeaux, le maritime à Nantes. Backpack permet de repérer ces spécialisations et d’identifier les acteurs clés de chaque territoire.
Ce que Backpack change pour un entrepreneur
Le principal apport de ce guide est le gain de temps. Un entrepreneur débutant peut passer des semaines à chercher des informations basiques : quel statut juridique choisir, où trouver un premier bureau, comment rencontrer des investisseurs. Backpack centralise ces réponses. Il évite de réinventer la roue et permet de se concentrer sur ce qui compte vraiment : développer son produit et trouver ses premiers clients.
Le guide fonctionne aussi comme une forme de validation. Quand on débute, on doute souvent de ses choix. Voir que tel outil est recommandé par d’autres entrepreneurs, que tel incubateur est reconnu, que tel concours vaut la peine d’être tenté rassure. Backpack offre une forme de cartographie sociale de l’écosystème, identifiant ce qui est établi et ce qui l’est moins.
Pour l’entrepreneur plus avancé, le guide reste utile comme aide-mémoire. On oublie facilement les ressources qu’on n’utilise pas régulièrement. Backpack permet de redécouvrir des outils ou des contacts qu’on avait repérés puis négligés. C’est un livre qu’on garde sur son bureau et qu’on feuillette régulièrement, pas qu’on lit une fois avant de le ranger.
Les limites de l’exercice
Backpack souffre d’un défaut structurel : l’obsolescence programmée. L’écosystème startup évolue très vite. Des outils disparaissent, d’autres émergent. Des incubateurs ferment, d’autres ouvrent. Un guide imprimé date dès sa publication. Les auteurs en sont conscients et proposent des mises à jour régulières, d’où les différentes éditions. Mais entre deux versions, certaines informations deviennent caduques.
Le format annuaire a aussi ses limites. Backpack liste beaucoup de ressources mais les contextualise peu. Il dit où trouver du financement, pas comment convaincre un investisseur. Il référence des formations, pas ce qu’on y apprend vraiment. Pour le contenu de fond, il faudra compléter avec d’autres lectures. Backpack est une porte d’entrée, pas une formation complète à l’entrepreneuriat.
Le guide s’adresse principalement aux entrepreneurs tech ou digitaux. Les startups industrielles, agricoles ou sociales y trouveront moins de ressources spécifiques. C’est cohérent avec le positionnement de Maddyness, mais cela limite la portée du guide pour certains profils de créateurs d’entreprise.
FAQ
Quelle différence entre les différentes éditions de Backpack ?
Chaque édition actualise les informations : nouveaux outils, adresses mises à jour, contacts vérifiés. Les chapitres restent similaires mais le contenu évolue pour refléter les changements de l’écosystème startup français.
Backpack est-il utile pour un entrepreneur hors de Paris ?
Oui, le guide couvre plusieurs métropoles françaises : Lyon, Nantes, Lille, Marseille, Bordeaux. Chaque région dispose de ses propres ressources et acteurs référencés dans le guide.
Combien coûte le guide Backpack ?
Le prix tourne autour de 18 euros selon les éditions. Un investissement modeste au regard des ressources référencées et du temps gagné dans ses recherches.
Le guide est-il adapté aux entrepreneurs débutants ?
C’est même sa cible principale. Backpack a été conçu pour ceux qui découvrent l’écosystème startup et ne savent pas par où commencer. Les initiés y trouveront aussi des ressources méconnues.
Qui sont les auteurs de Backpack ?
Margaux Derhy, Louis Carle et Étienne Portais, tous trois impliqués dans l’écosystème Maddyness et La Petite Étoile. Ils ont compilé leurs connaissances terrain pour créer ce guide pratique.
Comment Backpack a-t-il été financé ?
Sans maison d’édition traditionnelle, le guide a été soutenu par des partenaires comme Mazars, Deloitte et Banque Populaire, ainsi que par une trentaine de startups contributrices.

