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How to Get Rich de Donald Trump : les 53 commandements du business

En bref : Publié en 2004 au sommet de sa gloire télévisuelle, « How to Get Rich » compile 53 conseils business de Donald Trump. Entre anecdotes personnelles et maximes pragmatiques, le livre offre un aperçu brut de la mentalité d’un deal-maker. Davantage autobiographique que pédagogique, il reste un témoignage intéressant d’une époque et d’un style entrepreneurial assumé.

Donald Trump en 2004 : l’homme d’affaires avant la politique

En 2004, Donald Trump n’est pas encore l’homme politique clivant qu’il deviendra. C’est un promoteur immobilier new-yorkais, connu pour ses tours dorées et son sens aigu de la publicité. Son émission « The Apprentice » cartonne sur NBC. Des millions d’Américains le regardent chaque semaine prononcer son fameux « You’re fired! ».

C’est dans ce contexte de popularité maximale que sort « How to Get Rich ». Trump surfe sur la vague. Le livre se vend comme des petits pains. Le public veut comprendre comment cet homme bâtit ses empires et accumule les millions.

À cette époque, Trump représente le rêve américain version bling-bling. Il possède des casinos à Atlantic City, des gratte-ciels à Manhattan, des parcours de golf prestigieux. Sa marque personnelle vaut de l’or. Les médias adorent ses excès et ses déclarations fracassantes.

Le livre arrive donc au bon moment. Trump y joue son propre rôle : celui du milliardaire qui a tout compris au business. Il écrit avec Meredith McIver, sa collaboratrice de longue date. Le ton est direct, parfois arrogant, toujours divertissant. On sent l’homme habitué aux projecteurs et aux interviews.

Vingt ans plus tard, difficile de séparer le personnage de l’auteur. Mais en 2004, Trump était d’abord un businessman. Et c’est sous cet angle qu’il faut lire ce livre.

Les 53 commandements du business selon Trump

Le cœur du livre repose sur 53 courts chapitres. Trump les appelle ses « commandements ». Chacun tient en quelques pages. Pas de théorie complexe ici. Juste des principes tirés de son expérience personnelle.

Certains conseils relèvent du bon sens entrepreneurial. « Soyez tenace » revient comme un leitmotiv. Trump insiste sur la persévérance face aux obstacles. Il raconte ses propres échecs, notamment sa quasi-faillite des années 90. Sa capacité à rebondir, selon lui, fait toute la différence.

D’autres recommandations surprennent davantage. « Évitez la poignée de main autant que possible » figure parmi ses règles. Trump, germophobe assumé, y voit une question d’hygiène autant que de stratégie. Ne pas serrer la main garde une distance, dit-il.

Le livre aborde aussi des sujets plus personnels. « Obtenez un contrat de mariage » constitue un chapitre à part entière. Trump, déjà deux fois divorcé à l’époque, parle en connaissance de cause. Pour lui, mélanger amour et argent sans protection écrite relève de la naïveté.

On trouve également des conseils sur l’embauche, la négociation, la gestion d’équipe. « Jouez au golf » apparaît comme une recommandation sérieuse. Le terrain de golf, pour Trump, reste un lieu privilégié pour conclure des affaires.

Ces 53 commandements forment un patchwork hétéroclite. Certains sont applicables. D’autres semblent réservés aux milliardaires. L’ensemble donne un portrait plus qu’un manuel.

L’état d’esprit du deal-maker

Au-delà des conseils pratiques, le livre révèle une philosophie. Trump pense en termes de deals. Chaque interaction devient une négociation potentielle. Chaque relation, un échange de valeur.

« Soyez optimiste mais préparé au pire » résume bien son approche. Trump ne croit pas à la pensée positive béate. Il anticipe les problèmes. Il envisage les scénarios catastrophe. Mais il avance quand même, porté par une confiance inébranlable en ses capacités.

Cette mentalité rappelle les classiques de l’enrichissement personnel. La visualisation du succès, la foi en soi, l’importance de l’action. Trump s’inscrit dans cette lignée, version XXIe siècle et téléréalité.

Le livre insiste aussi sur l’importance de la marque personnelle. Trump a compris très tôt que son nom valait de l’argent. Il le licence, le vend, le protège. Cette approche était novatrice dans les années 80. Elle est devenue banale aujourd’hui avec les influenceurs et les personal brands.

Autre trait marquant : Trump ne s’excuse jamais. Il assume ses choix, ses échecs, ses excès. Cette assurance peut agacer. Elle peut aussi inspirer ceux qui doutent trop d’eux-mêmes. Le deal-maker avance. Il ajuste en chemin. Il ne regarde pas en arrière.

Cette mentalité de conquérant imprègne chaque page du livre. On adhère ou pas. Mais on comprend mieux comment Trump a construit son empire.

Ce qu’un entrepreneur peut retenir aujourd’hui

Malgré son âge, certains enseignements du livre restent pertinents. La ténacité, d’abord. Trump a frôlé la banqueroute personnelle au début des années 90. Ses dettes atteignaient des centaines de millions de dollars. Il s’en est sorti par la négociation et l’acharnement. Cette résilience mérite réflexion.

La gestion du temps constitue un autre point intéressant. Trump décrit des journées ultra-structurées. Il arrive tôt au bureau. Il délègue peu les décisions importantes. Il reste accessible à ses équipes. Ce mode de fonctionnement convient aux entrepreneurs qui veulent garder le contrôle.

Les passages sur la négociation offrent quelques pépites. Trump recommande de toujours connaître sa position de repli. Ne jamais montrer son empressement. Laisser l’autre parler en premier quand c’est possible. Des bases, certes, mais rappelées avec des anecdotes concrètes.

Le livre pousse aussi à penser grand. Trump n’a jamais visé des projets modestes. Cette ambition démesurée ne convient pas à tout le monde. Elle peut néanmoins aider à sortir d’une vision trop étroite de ce qu’on peut accomplir.

Enfin, l’importance du réseau traverse l’ouvrage. Trump nomme des dizaines de personnes. Il cultive ses relations. Il rend service pour en recevoir. Le business reste une affaire humaine, même à son niveau.

Un livre daté et controversé

Soyons honnêtes : « How to Get Rich » a mal vieilli sur certains aspects. Le monde de 2004 n’existe plus. Les réseaux sociaux ont bouleversé la communication. La crise de 2008 a changé la perception des milliardaires. Et Trump lui-même est devenu une figure autrement plus polarisante.

Le livre décrit davantage comment Trump est devenu riche qu’il n’offre un véritable guide reproductible. Les conseils fonctionnent quand on dispose déjà d’un capital conséquent, de relations haut placées et d’une notoriété médiatique. Pour le créateur d’entreprise lambda, l’application directe reste limitée.

Certains chapitres sentent l’autopromotion pure. La section finale sur « The Apprentice » ressemble à un communiqué de presse. Trump vante son émission sans recul critique. Ce mélange des genres peut irriter.

Le ton parfois condescendant passe moins bien aujourd’hui. Les remarques sur les employés, les femmes ou les concurrents feraient tiquer en 2024. Le livre reflète une époque et une personnalité. À prendre pour ce que c’est : un témoignage, pas un évangile.

Questions fréquentes sur « How to Get Rich »

Le livre donne-t-il des conseils financiers concrets ?

Pas vraiment. Trump partage sa philosophie et ses anecdotes plutôt que des stratégies d’investissement précises. Vous n’y trouverez pas de méthode étape par étape pour placer votre argent. C’est davantage un livre de mindset qu’un guide financier technique.

Faut-il lire ce livre si on n’aime pas Trump ?

Cela dépend de votre capacité à séparer l’auteur de son contenu. En 2004, Trump était un businessman, pas un homme politique. Le livre offre un regard intéressant sur sa mentalité entrepreneuriale, indépendamment des opinions qu’il suscite aujourd’hui.

Quel est le meilleur conseil du livre ?

« Soyez tenace » revient constamment et reste le plus applicable. Trump insiste sur l’importance de ne jamais abandonner face aux obstacles. Sa propre résurgence après la quasi-faillite des années 90 illustre ce principe mieux que de longs discours.

Le livre est-il adapté aux débutants en business ?

Moyennement. Les conseils s’adressent souvent à des gens déjà établis, avec du capital et des relations. Un entrepreneur débutant y trouvera de l’inspiration sur l’état d’esprit, mais peu de conseils directement applicables à son échelle.

Existe-t-il une version française du livre ?

Oui, le livre a été traduit sous le titre « Comment devenir riche ». La traduction française est disponible mais moins répandue que l’édition originale anglaise. Le style direct de Trump passe correctement en français.

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